Skip to content

💞 Filiations Classiques / Néoclassiques

La Neutralité de la Monnaie

La Fable du Troc

Les Néoclassiques (comme les Classiques fidèles à Say) considèrent que l'économie réelle fonctionne comme un troc perfectionné. La monnaie n'est introduite que pour résoudre le problème de la double coïncidence des besoins (il faut que je veuille ce que tu as ET que tu veuilles ce que j'ai). La monnaie facilite les échanges mais ne modifie pas les prix relatifs réels : elle est neutre.

La Théorie Quantitative de la Monnaie (TQM)

Irving Fisher formalise cette idée avec l'équation des échanges :

M×V=P×T
  • M : Masse monétaire
  • V : Vitesse de circulation de la monnaie (supposée constante à court terme)
  • P : Niveau général des prix
  • T : Volume des transactions (supposé constant au plein emploi)

Conclusion : Toute augmentation de la masse monétaire (M) se traduit directement par une augmentation des prix (P) -> Inflation. La monnaie n'a pas d'effet sur l'économie réelle (T).

Une Théorie Subjective de la Valeur

De l'Utilité à l'Ophélimité

Les Néoclassiques rejettent la valeur-travail (objective) au profit de la valeur-utilité (subjective). La valeur d'un bien dépend de la satisfaction qu'il procure au consommateur. Vilfredo Pareto préfère le terme ophélimité (désirabilité pure) pour éviter la connotation morale de l'utilité.

Utilité Cardinale vs Ordinale

  • Utilité Cardinale (Jevons, Walras) : On supposait pouvoir mesurer le plaisir (ex: "cette pomme me procure 10 'utils'"). Problème : permet des comparaisons interpersonnelles et donc des arguments pour la redistribution (ce que les libéraux voulaient éviter).
  • Utilité Ordinale (Pareto) : On ne mesure pas l'utilité, on se contente de classer les préférences (ex: "Je préfère A à B"). C'est l'approche retenue par la microéconomie moderne (courbes d'indifférence).

Released under the GPL-3.0 License.