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🔥 La loi des débouchés et sa critique

La Loi des Débouchés (Jean-Baptiste Say)

Jean-Baptiste Say (1767-1832)

Économiste français, marqué par la Révolution Industrielle et les écrits d'Adam Smith. Il cherche à adapter les idées libérales en France. Il s'oppose à Napoléon (blocus continental, dépenses militaires) et défend le libre-échange.

La Loi des Débouchés

"L'offre crée sa propre demande."

Selon Say, les produits s'échangent contre des produits. La monnaie n'est qu'un intermédiaire neutre ("un voile"). Le producteur vend son produit pour en acheter d'autres. Ainsi, toute production engendre une distribution de revenus équivalente, qui servira à acheter la production. Il ne peut donc y avoir de crise de surproduction générale (seulement des déséquilibres sectoriels temporaires).

(L'épargne est supposée être entièrement investie, donc dépensée).

Les Critiques de la Loi de Say

Malthus et Sismondi : Le risque de sous-consommation

  • Malthus : Craint que l'épargne excessive des rentiers ne réduise la demande effective. Il propose des travaux publics pour stimuler l'emploi.
  • Sismondi : Critique l'optimisme libéral. Il observe que la mécanisation peut créer du chômage et que la consommation ne suit pas toujours la production (paupérisation des ouvriers). Il prône une intervention de l'État pour réguler le progrès technique et protéger les travailleurs.

La Critique Marxiste

Karl Marx (dans Le Capital, 1867) rejette totalement la Loi de Say. Pour lui, la monnaie n'est pas neutre, elle est active. On peut vendre sans acheter immédiatement (thésaurisation), ce qui brise le circuit et provoque des crises de surproduction. C'est le début de l'analyse de l'économie monétaire (qui sera reprise par Keynes).

  1. Les prolétaires ne possèdent que la force de travail
  2. Les capitalistes possèdent le capital, les moyens de production

Les capitalistes mettent du capital à disposition des prolétaires. Le système crée de la marchandise qui utilise une autre marchandise. Le travail est aussi une marchandise. Cette marchandise est échangé avec de l'argent. La force de travail est revendu plus chère, qui amène à une exploitation, un appauvrissement, puis une révolution du prolétariat.

Il décrit aussi une baisse tendancielle du taux de profit. Chez Marx, le taux de profit T=PlC+V=Pl/VC/V+1Pl est la plus value, C est le capital circulant et V le variant. Les capitalistes s'enrichissent de moins en moins, les travailleurs sont de plus en plus au chômage (l'Armée de réserve) et l'histoire va amener à une révolution.

Marx considère que la production est un rapport historique d'accumulation du capital. C'est également un rapport social, de domination d'un groupe sur un autre. Pourquoi ? Parce que cette accumulation de travail n'est permise que par le travail. Le marché ne peut donc pas être généralisé, et beaucoup d'économistes passent à coté de certains aspects : on ne va pas expliquer les écarts qui se creusent entre les classes sociales. Il observe également le capitaliste est un système productif parmi d'autres, et que les lois sont formés sur celui ci et non sur l'ensemble de l'économie.

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